Le Petit Journal

Les Demoiselles coiffées

11 août, 2011 Par Gastonthier

Un jour, peut-être aurez-vous la chance de les apercevoir aux abords de cette route sinueuse qui se glisse dans l’intimité des Alpes.

Avec dignité, elles exhibent leurs corps de pierre entièrement dénudés par les lois impitoyables de la nature et semblent observer les regards qui se posent sur elles depuis la nuit des temps. Quelques fervents admirateurs, épris d’élégance et de vénusté, les ont baptisées : Les Demoiselles coiffées

Bien sûr, ces trois friponnes n’ont pas la prétention d’égaler leur charme mais elles souhaiteraient leur rendre hommage à travers ce petit clin d’œil iconoclaste.

Rêve ou réalité?

10 juin, 2010 Par Gastonthier

Oui, les sirènes existent ! J’en ai vu de mes propres yeux… Surgies des profondeurs insondables de l’océan, là où l’imagination des hommes s’unit aux créatures marines pour leur donner le jour, elles siégeaient majestueusement sur la proue des navires.

De même, ces étranges apparitions qui ont envahi le rivage, mêlent le rêve à la réalité. Car pour révéler l’invisible, l’Art se doit de donner corps aux chimères tout en interrogeant nos illusoires certitudes.

Gaston Thier – Fransk skulptör och konstnär ställer ut på Konstrundan i Skåne

3 mai, 2010 Par JF

Affiche exposition l'appel de l'art

Gaston Thier från Frankrike ställde ut några verk, skulpturer och målningar, hos oss i Lövestad under konstrundan på Österlen 2010.

Gaston Thier gick ut konstlinjen (Les Beaux Arts) i Nice 1985. Numera arbetar Gaston som konstlärare i Paris

Gaston kan inte vara här under konstrundan, men vi fortsätter utställningen under hela våren och Gaston planerar att komma till oss i maj.

« Aux premières heures du printemps, alors qu’éclot leur intime beauté, elles s’exhibent sans pudeur sous nos yeux émerveillés. Sexes multicolores aux senteurs envirantes, elles appellent la terre entière à les désirer, du plus petit insecte à l’imagination des hommes.
Fragiles catins, condamnées à ne survivre que le temps de l’amour, auxquelles il ne manque qu’un visage pour méditer les pensées qu »elles éveillent en nous. Celles-ci sont-elles vraiment de l’art? Qu’import du moment qu’elles vous envoûtent! »

Välkomna att besöka oss i Heingetorp, Lövestad

MAIS ENCORE !

26 avril, 2010 Par Gastonthier

Saisissant à pleines mains le monde qui l’entoure, l’Art le secoue, le questionne, le provoque, afin d’ébranler ses valeurs les plus indubitables et d’entrouvrir la porte d’un ailleurs.

Indissociable de l’humanité qui lui donna le jour au plus profond de la nuit des temps, il s’efforce d’en être le gardien, de la retenir lorsqu’elle s’approche dangereusement du précipice creusé par ses dérapages et ses excès.

Puis, arrachant les œillères qui retiennent son regard captif dans la geôle des clichés et des idées reçues, il l’invite à découvrir une autre image de la beauté, plus proche de la vie.

Comme une terre fertile, patiemment, il cultive sa sensibilité, l’ensemence jour après jour de nouvelles espérances, avant qu’elle ne devienne aride.

C’est ainsi que loin des sentiers battus, l’Art se laisse transporter par le souffle de la liberté avec pour unique boussole l’illusoire bon sens.

Certes, il s’égare parfois…

Mais n’est-ce pas au fil de ses errances que peu à peu la pensée se construit ?

Au fil des traces

26 avril, 2010 Par Gastonthier

D’un geste encore un peu timide, j’effleure les formes de son corps avec le bout de la sanguine, laissant à chacune de mes caresses une trace rougeâtre sur la feuille de papier qui peu à peu perd à jamais sa blancheur immaculée.

Puis elle change de pose. Ses jambes, il y a un instant si accueillantes, semblent s’être à jamais refermées, interdisant à mon regard de s’attarder entre elles, tandis que sur son visage se dessine un sourire à faire pâlir la Joconde.

Je comprends à présent que c’est elle qui guide ma main, l’attire vers ses hanches, l’oblige à épouser le galbe de sa poitrine ou la retient sur son ventre, au gré des pensées qui pénètrent son esprit.

Quand soudain, troublé par cette étrange osmose, je laisse échapper la craie qui sans la moindre pudeur va s’immobiliser contre son pied nu. Elle murmure alors d’une voix pleine d’innocence : « C’est déjà fini ! »

A fleur d’Art

26 avril, 2010 Par Gastonthier

Aux premières heures du printemps, alors qu’éclot leur intime beauté, elles s’exhibent sans pudeur sous nos yeux émerveillés. Sexes multicolores aux senteurs enivrantes, elles appellent la terre entière à les désirer, du plus petit insecte à l’imagination des hommes.

Fragiles catins, condamnées à ne survivre que le temps de l’amour, auxquelles il ne manque qu’un visage pour méditer les pensées qu’elles éveillent en nous.

Celles-ci sont-elles vraiment de l’Art ? Qu’importe du moment qu’elles vous envoûtent !

Renaissances

26 avril, 2010 Par Gastonthier

Pareils à des squelettes abandonnés, ils gisent au bord de l’océan ou sur la berge d’une rivière. Plus personne ne s’intéresse à eux, sinon quelque agent chargé d’arracher à la nature tout ce qui ternit l’image que nous nous en faisons.

Pourtant, en ces vieux morceaux de bois, gorgés d’eau ou desséchés par le soleil, quelle exceptionnelle beauté, qu’aucune main humaine ne saurait créer !

Alors mon imagination s’emballe, cherche à deviner le sens qui se cache au cœur de ces formes étranges.

Puis la lame du couteau s’enfonce dans la matière inanimée, guidée par la volonté de révéler une éphémère vision. Cette lame au tranchant acéré qui soudain dérape et pénètre dans ma chair, en faisant jaillir un geyser de sang que je regarde couler dans les veines du bois comme s’il voulait lui redonner la vie.

Mais n’est-ce pas de son propre cadavre qu’éternellement renaît la création ?

Editorial

23 mai, 2008 Par JF

Le Petit Journal de l’Art du Temps
Sculpture de Gaston Thier